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Les saisies de contrefaçons bondissent • Crise mondiale ou pas, les douanier·ères ne chôment pas, loin de là. Si la fréquentation de l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle a chuté de 70 % en 2020, les marchandises ont continué à affluer. À tel point que plus de 2 millions de produits contrefaits ont été saisis dans l’aéroport parisien. La Direction des douanes a publié le lundi 19 février son bilan de 2020, et fait état d’une hausse de 20 % des saisies dans tout l’hexagone. Au total, ce sont 5,64 millions de copies qui ont été saisies par les douanes. Au rang de contrefaçons favorites des contrebandier·ères : vêtements, chaussures et accessoires arrivent en tête (environ 800 000), devant jeux et jouets (473 000), les équipements électroniques (172 000) et les médicaments (120 000). Et la crise sanitaire a même étoffé « l’offre » : 272 000 masques de protection sanitaire contrefaits ont ainsi été saisis en France en 2020.
Vaccination dans les entreprises, c’est parti • C’était annoncé depuis une ordonnance du 2 décembre, on va pouvoir démarrer cette semaine. Les médecins du travail auront désormais accès au vaccin AstraZeneca, comme les médecins généralistes, pour vacciner les salarié·es vulnérables de 50 à 64 ans. Pour ce faire, le ministère du Travail vient d’adresser aux services de santé du travail un nouveau protocole pour leur communiquer la marche à suivre. Initialement, l’intervention des médecins du travail dans la campagne vaccinale n’était prévu qu’à l’étape de généralisation de la vaccination. Elle devrait, a priori, faire accélérer la campagne. Pour commencer, comme le précise le protocole, chaque médecin du travail participant « disposera d’un seul flacon lors de la première livraison (semaine du 22 février), et de 2 ou 3 flacons maximum pour la deuxième livraison (semaine du 1er mars).
Le premier confinement partiel instauré dans les Alpes-Maritimes • C’est une première en France métropolitaine. Après une flambée des cas de variants et du taux d’incidence du virus (600 cas pour 100 000 habitants), le préfet des Alpes-Maritimes (06) a annoncé ce lundi 22 février un confinement pour les zones urbaines littorales du département. Et ce pour les deux prochains week-ends. Une décision qui implique également l’interdiction des déplacements et le retour des attestations, comme lors du premier confinement national. En semaine, statu quo pour l’instant, le couvre-feu de 18 heures à 6 heures est maintenu. En outre, les commerces de plus de 5 000 m², hors commerces alimentaires et pharmacies, vont devoir fermer leur porte et se limiter au click and collect, et à la livraison. Pour compléter les nouvelles mesures, la vaccination va s’accélérer dans le département, grâce à 4 500 doses du vaccin Pfizer supplémentaires et à l’ouverture aux personnes âgées de 50 ans à 64 ans et souffrant de comorbidité. Emmanuel Macron s’est donné 8 à 10 jours pour relâcher ou resserrer les contraintes.
Les ruptures conventionnelles ont baissé en 2020 • En 2019, après 10 ans de hausse continue, le nombre de ruptures conventionnelles de contrat salarié avait stagné, en progressant de seulement 1 %. En 2020, la tendance s’est inversée, et la Direction de la recherche du ministère du travail (Dares) fait état d’une baisse de 4,4 %, pour un total de 424 000 ruptures sur l’année. Évidemment, la crise sanitaire a pesé sur ces chiffres, mais la baisse s’est surtout concentrée au moment du premier confinement, avec une chute de 13 % en mars, 58 % en avril et 42,5 % en mai. Lors du deuxième confinement, les ruptures conventionnelles ont augmenté de 5 %. Une année faite de hauts et bas donc. Surtout, l’incertitude demeure sur à la question des licenciements déguisés, qui représenteraient 30 % des ruptures « conventionnelles » selon une étude du Centre d’études de l’emploi.







